La crise du beurre, constat troublant…

Publié le par Pâte à Clou

Depuis quelques jours, chacun y va de son petit commentaire sur la pénurie de beurre en France.

C’est d’ailleurs sur les réseaux sociaux que j’ai découvert cette information.  Peu de risques en effet que je m’en rende compte par moi-même dans mon supermarché.

Les commentaires que je lis sont parfois amusants, parfois déconcertants voire même consternants.

On en serait arrivé là parce que les chinois  (encore eux !) se sont mis à aimer le beurre. On apprend plus loin qu’il s’agit en fait d’un mécanisme économique prévisible et explicable.

Tandis que les réflexes archaïques de nos grands-parents en temps de guerre prennent le contrôle de notre raison, les médias se veulent rassurants : il y aura toujours de quoi nourrir la France !

Si je voulais coller à cette nouvelle expression à la mode, j’aurais dit qu’ils ont fait ma journée ! Mais en vrai, ils ont juste éveillé ma curiosité : comment peut-on croire que les produits laitiers « nourrissent » une population ?

Bien au-delà des débats anti/pro végétaliens, des scandales sanitaires et éthiques, où chacun pense avoir raison, il existe une réalité, véritable et implacable, celles des personnes allergiques aux protéines de lait de vache (environ 3% des enfants en France) et des personnes intolérantes au lactose (75% de la population mondiale).

Et pour celles-là, la question n’est pas de savoir si le veau et la vache sont tristes ou non d’être séparés. Il en va juste de leur santé de ne pas consommer de produits laitiers.

Comment ça ? On pourrait donc vivre sans produits laitiers en 2017?  

Pour ces personnes-là et leur famille, ce n’est pas une lubie de bobo que d’utiliser des margarines sans produits laitiers (et tant qu’à faire sans huile de palme) en remplacement du beurre, de faire la part belle aux huiles végétales variées pour cuisiner et de remplacer la crème et le lait par des crèmes et jus végétaux de coco, d’amande, de riz ou de soja.

Quand on lit des commentaires où il est écrit : je préfère ne pas manger plutôt que manger « ca », sous-entendu, cette « merde », c’est quand même un peu désagréable et fort désobligeant...

Enfin ça montre surtout à quel point la culture culinaire française (européenne) est fermée sur elle-même…

Ne serait-il pas temps d’ouvrir son esprit et ses papilles à d’autres horizons ?

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